Poulet frit coréen à l’ail et soja (dakgangjeong)
Alors, t’as déjà goûté le dakgangjeong ?
Bon, je vais être honnête : la première fois que j’ai fait ce poulet frit coréen à l’ail et soja, je croyais sincèrement que ça allait être un carnage en cuisine (spoiler : ça l’a été… mais personne ne s’en est plaint, sauf ma nappe). J’ai découvert le dakgangjeong lors d’une soirée un peu foireuse de karaoké coréen à Paris – imagine la pelle à maquillage, la K-pop à fond et quelqu’un (genre moi) qui hurle faux les paroles. Bref, je suis tombé amoureux de ce genre de poulet croustillant, nappé d’une sauce caramélisée mais pas écoeurante, relevée d’ail et de sauce soja. Depuis, c’est devenu mon joker pour remonter le moral de la famille… ou de moi-même, honnêtement.
Pourquoi j’adore en refaire (et pourquoi tu devrais tester aussi)
Pour moi, ce plat c’est le truc qui rassemble tout le monde autour de la table, même ceux qui râlent d’habitude contre la friture (“oui, maman, je parle de toi”). J’en fais quand il fait moche, ou quand j’ai envie d’impressionner un pote qui croit que je cuisine que des pâtes au beurre. La sauce colle aux doigts, les discussions partent un peu dans tous les sens et, franchement, y a toujours quelqu’un pour lécher son assiette (moi, très souvent, pas de honte ici). Si tu rates la cuisson la première fois, t’inquiète, tu pleures un peu mais le lendemain tu recommences avec plus de réussite. Et c’est comme ça qu’on apprend !
Les ingrédients qui font la magie (plus ou moins, selon le frigo)
- 600 g de morceaux de poulet (je prends des pilons, mais les hauts de cuisse marchent aussi – une fois j’ai essayé avec du filet, c’est sympathique mais moins juteux; à toi de voir)
- Sel et poivre, à l’oeil (ma mère dirait « sans lésiner », mais bon…)
- 2-3 gousses d’ail (parfois je mets de la purée en pot, flemme oblige… c’est moins piquant, tu fais avec ce que t’as, hein ?)
- Un morceau de gingembre frais, râpé (1 à 2 cm, ou une cuillère à thé en poudre quand j’ai la flemme de râper)
- 3 cuillères à soupe de sauce soja (ma grand-mère jurait que la Kikkoman c’est la meilleure, mais je prends souvent la marque du magasin, on va pas chipoter)
- 2 cuillères à soupe de miel ou de sirop d’érable (pour une touche québécoise… mais le miel basique c’est parfait)
- 2 cuillères à soupe de sucre brun (cassonade, ou blanc si jamais t’as plus rien d’autre)
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de riz (sinon vinaigre de cidre, ça fait le job, croix de bois…)
- 100 g de fécule de pomme de terre ou maïzena (la fécule donne plus croustillant mais c’est pas non plus grave si tu prends autre chose)
- 1 œuf
- Huile de friture (tournesol ou arachide, mais je t’avoue que j’ai déjà testé à l’olive, c’est spécial…)
- Graines de sésame (option, mais tellement meilleur avec)
- Piment en flocons ou gochugaru si t’as, sinon du piment classique
- Un petit chou-fleur ? J’avoue, j’ai déjà tenté une version veggie… c’est pas pareil mais c’est pas mal non plus !
Comment je prépare ça (ou presque…)
- Préparer le poulet : Coupe tes morceaux en bouchées si besoin. Sale, poivre, et laisse reposer le temps que tu prépares le reste. (J’oublie parfois cette étape, ça reste bon…)
- Enrober : Mélange œuf battu et fécule/maïzena pour former une sorte de pâte. Ajoute le poulet dedans, enrobe bien. Si ça colle trop, un peu d’eau (pas trop, sinon c’est la cata).
- Frire ! : Faites chauffer une grande casserole d’huile. Teste la température avec un petit bout de pâte, ça doit buller joyeusement. Plonge les morceaux par lots, laisse bien dorer, ça prend 4-6 minutes mais surveille tout de même (j’ai déjà laissé cramer en allant répondre au chauffage qui sonnait!). Réserve sur du papier absorbant. Puis, et tu vas me prendre pour un fou, mais refais frire rapidement chaque morceau, genre 1 min, c’est le secret du croquant qui claque !
- Sauce magique : Dans une poêle, fais revenir ail et gingembre (ça sent fort, préviens tes voisins). Ajoute soja, miel, sucre, vinaigre. Laisse mijoter jusqu’à ce que ça devienne un peu sirupeux. C’est là que je goûte à la cuillère, promets-moi que tu fais pareil !
- Nappe tout ça : Mélange le poulet avec la sauce pour bien l’enrober. Ajoute sésame et piment à la fin, ou pas si tu fais pour des enfants (ou ta grand-tante, c’est toi qui connais les forces en présence !).
Mes petites notes (oui, j’ai loupé des trucs au début)
- La double friture, c’est non négociable : la première fois j’ai zappé… résultat, ça faisait poulet pané mollasson, zéro plaisir.
- La sauce doit napper, pas noyer ! Une fois, je me suis laissé emporter, et tout était détrempé. (Mais j’ai tout mangé quand même, pas fou…)
- Pour la version veggie, le chou-fleur boit la sauce différemment; donc ne laisse pas trop tremper sinon effet soupe garanti.
Variations marrantes et ratées (parfois faut oser)
Déjà, j’ai essayé une fois de remplacer la sauce soja par de la sauce teriyaki maison… bof, trop sucré, on dirait presque du dessert. Le tofu frit, en revanche, fonctionne carrément bien pour une version végétarienne — mais alors faut que le tofu soit hyper-pressé sinon, plouf, il s’effrite. Ah, et comme une fois j’étais affamé, j’ai tenté le four à la place de la friture (pour voir, hein) : c’est mangeable, mais la magie du dakgangjeong, c’est la friture, on va pas se mentir.
Question matos ? Pas de panique
Bon, si t’as une friteuse, bravissimo. Mais franchement, une poêle à bords hauts ou même une vieille cocotte font très bien l’affaire (j’ai même testé dans une sauteuse, mais c’est sport faut surveiller l’huile de près !). J’utilise une écumoire chinée sur un marché pour enlever le poulet, mais une cuillère à trous, c’est nickel aussi. Pour râper le gingembre, j’avoue avoir testé avec un économe, c’est moins efficace mais ça dépanne. Et à la rigueur, va voir cette blogueuse, elle explique super bien la friture maison.
Comment ça se sauvegarde ? (ou pas longtemps…)
Sincèrement, chez moi, y’en a jamais pour le lendemain. Mais le peu de fois où j’ai eu des restes, je les ai mis dans une boîte hermétique au frigo ; le lendemain, c’est un peu moins croustillant mais toujours bon. Si tu veux, passe-les vite fait au four pour ranimer un peu le croquant. Évite le micro-ondes… sauf si t’aimes le caoutchouc. D’ailleurs, sur Cookidoo ils proposent d’autres idées pour conserver le croustillant, c’est pas mal.
À servir avec quoi ? (ma touche perso)
Souvent, je balance le poulet sur un grand plat, je parsème de coriandre fraîche (la tête des enfants, ils râlent mais au final ils grignotent tout). Sinon, du riz blanc, des nouilles sautées maison… ou des pickles de radis si tu veux faire vrai. Une fois, j’ai tenté avec de la purée (oui oui) et mon frère a adoré. Ça va avec tout, en fait !
Trucs à ne pas faire (leçon apprise de mes fails)
- J’ai déjà essayé de sauter l’étape de faire reposer la pâte avant la friture : ça gicle partout, c’est un carnage, j’avais de l’huile jusque sur le frigo.
- Veille à ne pas trop charger la poêle, sinon la température baisse et la friture boit l’huile (c’était tellement pas digeste… argh).
- Si tu veux doubler les doses, fais-le en plusieurs fois, sinon la sauce caramélise mal (c’est arrivé lors d’un apéro foot où, de toute façon, on regardait même plus le match).
FAQ à la sauce maison (vraies questions qu’on m’a déjà posées… et réponses à l’arrache)
– Je peux remplacer le miel par autre chose ?
Carrément ! Du sirop d’érable, ou même du sucre en plus. Mais évite les sirops light, ça fait bizarre (j’ai testé… beurk)
– Faut absolument la fécule de pomme de terre ?
Bah non, la maïzena marche, ou même la farine avec une pincée de levure; sinon, tu fais avec la débrouille.
– Si j’ai pas de friteuse, je peux quand même réussir ?
Oui, 100%, mais fais attention aux projections d’huile; ma nappe s’en souvient encore. Essayez sur du papier journal posé sous la poêle si t’es vraiment parano.
– Ça se congèle ?
Euh, probablement, mais je l’ai jamais fait… j’imagine ça perd un peu du croustillant, donc je conseillerais pas honnêtement.
– Est-ce que je peux préparer la sauce à l’avance ?
Oui, elle se garde au frigo 2-3 jours. Je la réchauffe doucement à la casserole, pas au micro-ondes.
Et voilà, tu vois, rien de bien sorcier ! Sur ce, je file manger un reste (ou ce qui en reste…)
Ingredients
- 600 g de blancs de poulet
- 70 g de fécule de maïs
- 2 œufs
- 4 gousses d’ail
- 4 cuillères à soupe de sauce soja
- 3 cuillères à soupe de miel
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
- 1 cuillère à soupe de graines de sésame
- Huile de friture
- 1 pincée de poivre noir
Instructions
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1Découpez les blancs de poulet en morceaux de taille bouchée. Assaisonnez-les avec du poivre noir.
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2Battez les œufs dans un bol. Trempez-y les morceaux de poulet, puis enrobez-les de fécule de maïs.
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3Faites chauffer l’huile dans une grande casserole à 170°C et faites frire le poulet par petites quantités jusqu’à ce qu’il soit doré et croustillant. Égouttez sur du papier absorbant.
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4Préparez la sauce : hachez l’ail finement, puis faites-le revenir dans une poêle. Ajoutez la sauce soja, le miel et le vinaigre de riz. Portez à ébullition pour épaissir légèrement la sauce.
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5Mettez le poulet frit dans la sauce et mélangez bien pour enrober chaque morceau. Parsemez de graines de sésame avant de servir.
Approximate Information for One Serving
Nutrition Disclaimers
Number of total servings shown is approximate. Actual number of servings will depend on your preferred portion sizes.
Nutritional values shown are general guidelines and reflect information for 1 serving using the ingredients listed, not including any optional ingredients. Actual macros may vary slightly depending on specific brands and types of ingredients used.
To determine the weight of one serving, prepare the recipe as instructed. Weigh the finished recipe, then divide the weight of the finished recipe (not including the weight of the container the food is in) by the desired number of servings. Result will be the weight of one serving.
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